La rentrée, les yeux qui piquent. 

Cette nuit a été difficile.
Elle a été une de celles qui fait piquer les yeux au réveil, et pas seulement de fatigue.
C’était veille de première rentrée à l’école. Une journée dont on parle depuis un moment déjà, et qu’on regardait arriver avec beaucoup de joie et un brin d’appréhension.
Cette nuit a été une de celles où le sommeil, peu profond, est émaillé de réveils peuplés de petites angoisses : des « papas et mamans » pleurés doucement, des sanglots étouffés de l’autre côté du mur, un besoin pressant et assumé de câlins maternels nocturnes.
J’ai aimé m’allonger à côté de mon fils pour le réconforter. J’ai eu envie d’arrêter le temps, juste pour cette nuit, pour profiter encore un peu de ces moments que seule une maman sait adoucir.
Un gros câlin plus tard, et quelques heures de sommeil après, mon cœur s’est un peu serré en voyant le bâtiment de l’école au bout de la rue. Mais on a réussi à la faire cette rentrée tant redoutée. Et sans pleurer !

Gâteau fondant au chocolat blanc (sans oeuf)

Ce gâteau est fait pour les amoureux de chocolat blanc.
C’est un dessert très « léger ».

sobibiechounette - gateauchocoblanc

Mélanger de la farine (150g), un sachet de levure chimique et du sucre à la vanille (50g). Faire fondre le chocolat blanc (une tablette) avec un filet de lait.

Ajouter au chocolat fondu du mascarpone (250g) ainsi qu’un peu de lait (20cl).

Bien mélanger les deux préparations pour obtenir une pâte onctueuse.

Faire cuire au four à 180°C pendant environ 30 minutes.

About last night…

Dans la salle, ils sont nombreux à pouvoir lever la main pour lui assurer que leur histoire date depuis (au moins) les années 80, que sa musique a bercé leur jeunesse. Pas moi. Je l’ai découvert il y a deux ans à peine. Pourtant, je les ai tellement écoutées en boucle, dans la voiture ou dans la salle de bains, que je peux tout autant qu’eux me targuer de les connaître sur le bout des doigts, ses chansons. Et de les aimer de tout mon cœur. Ce n’est pas forcément la durée de l’histoire qui en fait son intensité. La preuve. En voyant les grandes lettres rouges sur la façade de l’Olympia, j’avais les jambes qui tremblaient. Alors quand on est entrés dans la salle, que j’ai lu son nom sur la scène, puis qu’il est entré sous les applaudissements, les larmes ont coulé. Je ne me connaissais pas ce cœur de midinette, à fondre devant ma rock star préférée. Et pourtant. Voir Roger Hodgson en concert. C’est quand même la grande classe. Parler du concert et des succès qu’il a enchaînés avec son « band » n’a pas de sens. Il faut l’avoir vécu ce moment pour en comprendre l’intensité. On peut s’émerveiller de sa voix toujours intacte, de sa virtuosité de savoir jouer de chaque instrument sur scène, de son français presque parfait. Les souvenirs que je garde de cette soirée n’ont pas de valeur. J’ai juste envie de le voir encore chanter. Merci mon amoureux pour ce formidable cadeau. La prochaine fois, c’est sûr, on y va avec Paul chaton.

 

Déc. 2015 : « Vous avez eu chaud ! »

« Vous avez eu chaud ». ça, c’est ce que m’a dit le docteur N. quand il a lu le compte-rendu de mon hospitalisation. Possible. Sur le moment, cette expression et son drôle de regard en disant ces mots m’ont donné envie de pleurer. Mais je ne pouvais pas pleurer. Ce jour-là, j’étais allée le consulter pour Paul. Il a deux ans et il tousse depuis quelques jours : la vie normale d’un enfant qui va à la crèche. Pas question donc de pleurer devant le docteur N., et encore moins devant Paul.

Et pourtant, il a raison le docteur N., j’ai eu chaud. Au départ, je n’en ai pas vraiment eu conscience. J’étais trop shootée par les médicaments. Et puis, il faut avouer que je n’avais pas trop envie d’en prendre conscience non plus. J’ai préféré laisser cette chance à ma famille.

Aujourd’hui, avec le recul, j’essaie d’imaginer ce que ça doit faire comme sensation de se dire qu’on a eu chaud. Je cherche. J’essaie vraiment. Mais rien ne vient. J’ai seulement peur. C’est peut être juste ça, l’avoir échappé belle.

Tiramisu poire-cannelle-speculoos (sans oeuf)

J’ai eu envie de préparer un tiramisu. Sans œuf, parce que je n’aime pas trop les œufs crus. Et je trouve le tiramisu plus léger sans.
J’ai trouvé une recette de tiramisu poire cannelle aux spéculoos que j’ai entièrement revisitée. Et le résultat est à la hauteur, parole de gourmands.

Préparation. 

Battre la crème fraîche (25 cl) et le sucre glace (50 g) jusqu’à l’obtention d’une crème de consistance type Chantilly. Y ajouter le mascarpone (150 g), du sucre en poudre (50 g), de la vanille et de la cannelle en poudre. Bien mélanger.

Peler deux poires et les découper en petits dés.

Dans une casserole, faire bouillir 50 cl d’eau avec du sucre en poudre (50 g), quelques gouttes de fleur d’oranger, une pincée de cannelle et une pincée de vanille en poudre. Y ajouter les poires et les laisser quinze minutes ans le sirop obtenu. Les réserver en conservant le sirop de cuisson.

sobibiechounette-tiramisu-poirecannelleDresser dans des verres transparents en alternant les couches ainsi :
miettes de spéculoos à imbiber du sirop de cuisson des poires, mélange au mascarpone, morceaux de poire. Et ainsi de suite.

Réserver au frais au moins deux heures avant de servir.

 

Fév. 2016 : Ici, c’est la plage.

Ici, c’est la plage. Rien à voir avec le sable fin et les cocotiers. Non, vraiment rien. La plage, dans le jargon des infirmières des urgences,  c’est une pièce dans laquelle se trouvent une dizaine de box, tous séparés par des rideaux de douche. Dans chaque box, un brancard. Sur chaque brancard, une personne qui souffre. La plage, parce qu’il y a des coquillages sur les rideaux de douche. C’est poétique.

Je suis allongée comme les autres. Je ne vois personne mais je les entends tous.

À ma droite : un couple de personnes âgées. « Il n’y a que ça aujourd’hui, à croire qu’ils se sont donnés le mot » me dira l’infirmière blasée. C’est lui qui est malade. Il est allongé, il ne parle pas. Il geint. Il pleure. Il s’est fait pipi dessus. Son épouse le réconforte, comme elle peut. Le médecin leur explique la situation. Il a une grosseur mais sans biopsie, il ne peut pas savoir si c’est grave. Il faudra revenir. Un autre jour. En attendant, l’ambulance va les ramener à la maison. Ils ont peur. Leur silence les trahit. C’est triste. La vie peut parfois être vraiment triste.

Au milieu de ses plaintes incompréhensibles, tout d’un coup, j’entends le vieux malade demander à sa femme : « donne moi un baiser s’il te plaît. » L’amour est plus fort. J’ai pris une grosse claque.